Ce que j’aime avec le festival d’Avignon, c’est que l’on peut toujours être surpris. On peut penser que le stand-up, c’est pas quelque chose que l’on aime et tomber sur un stand-up qui vous embarque. C’est ce qui m’est arrivé avec Bouba – Neuf moi(s).

Bouba – Neuf moi(s) : résumé

Sentant le contrecoup de la grossesse de sa femme, Bouba décide de concevoir son propre bébé : un premier solo écrit en neuf mois chrono ! Ce « Neuf moi(s) » est l’occasion idéale de remonter le fil de son existence. De son enfance au Bois-Labbé, carrefour de ses racines (père musulman, mère chrétienne), à ses rêves de footballeur remplacés par les plateaux de tournage, jusqu’au joyeux choc des cultures de son mariage sénégalo-portugais, il se livre à cœur ouvert. Bouba, roi de l’improvisation et véritable pile électrique, nous offre un spectacle sans aucune vulgarité. Une déclaration d’amour hilarante à la paternité et à la France métissée, qui tord le cou aux clichés communautaires avec une tendresse infinie.

Bouba, une bonne humeur communicative.

Il y a des gens, ils ont juste besoin de monter sur scène pour nous transmettre de la bonne humeur. Dès son arrivée sur scène, on sent qu’on va passer un bon moment avec Bouba. Il nous entraine avec cette bonne humeur naturelle. On aimerait que le spectacle soit plus long tellement on se sent bien avec lui. Mais sa bonne humeur n’est pas son seul talent. Il est aussi extrêmement drôle. Il transforme n’importe quel événement en machine à vannes. Il y a une autre qualité chez Bouba que j’ai beaucoup appréciée. Il pose des questions au public et intègre les réponses dans son texte. Toujours au bon moment. Toujours très drôle.

Un spectacle extrêmement bien écrit

L’humour c’est bien, mais l’humour quand c’est bien écrit, c’est encore mieux. Les 4 auteurs, Boubacar Kabo, Diang-Keba Tacu, Farid Gourari et Jean-Marc Michelangeli, ont su écrire un spectacle avec beaucoup de finesse, de justesse et de sincérité. Là où beaucoup voudraient nous faire croire que les différences nous éloignent et que le vivre-ensemble est impossible, ce spectacle montre qu’on peut vivre entre plusieurs cultures, être heureux et épanoui. Et le public est le reflet de ce beau travail d’écriture. La salle est remplie de gens de 15 à 65 ans, de toutes origines.

Bouba – Neuf moi(s) : fiche technique

Réservez vite votre place pour voir cette étoile montante du stand-up avant qu’il ne remplisse de grandes salles. Pour cela, rendez-vous tous les jours à 20 h sauf les mercredis à la tache d’encre. Réservation plus que fortement conseillée

 

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