Les chroniques des Noctambules

Les chroniques des Noctambules 3

By dimanche 7 juillet 2019 No Comments

Les chroniques des Noctambules 3:

J’aurais tellement aimé

 

Pour ces chroniques des Noctambules 3, nous allons parler de « J’aurais tellement aimé » de May Laporte.

C’est une création pour le festival OFF d’Avignon 2019.

C’est un seul en scène avec Emilie Chevrier.

 

Un début intriguant

On rentre dans la salle dans le noir, on ne distingue pas la scène, à peine les gradins. C’est une entrée en matière quelque peu originale pour un spectacle. L’ouvreuse nous dit une phrase géniale: « Je vois que tout le monde a trouvé sa place. Bon spectacle ». J’ai même cru que c’était l’ouvreuse qui allait jouer le spectacle. Le silence se fait. Nous sommes toujours plongés dans le noir. Et là, au fond de la scène une porte s’ouvre, une silhouette apparaît. Nous resterons dans le noir encore quelques minutes. Le temps de nous imaginer le personnage.

Une mise en scène parfaite

Quand la lumière s’allume enfin, il n’y a qu’un tabouret au milieu de la scène. On s’attend à une mise en scène minimaliste. On se souvient des seuls en scène pour l’interprétation de le comédien ou la comédienne. Rarement pour la mise en scène. La scénographie est juste parfaite. La musique, les images projetées ne sont jamais superflues. Elle accompagne divinement Juliette ( le personnage joué par Emilie Chevrier). Il y a une vraie symbiose qui s’opère entre la comédienne et les éléments de décors.

Une fin extraordinaire

Honnêtement, les 5 dernières minutes du spectacle sont absolument stupéfiantes. La performance d’Emilie Chevrier nous fait sentir le cloisonnement de Juliette. Elle nous transmet ce mal être. Et la arrive les dernières minutes du spectacle qui sont vécues comme une libération. On a envie de crier, de sauter sur nos sièges pour encourager Juliette.

Cette fin nous fait sortir du théâtre plus optimiste et plus léger. C’est un vrai coup de génie.

 

Conclusion de ces chroniques des Noctambules 3:

La pièce aborde le thème du réel et de l’imaginaire. Le thème qui m’a beaucoup plus interpellé c’est celui de la zone de confort et jusqu’au nous sommes prêt à sacrifier notre bonheur pour ce confort. Le texte regorge de pépites comme : j’ai toujours cru que c’était aux autres de décider pour moi ». Ce spectacle est aussi une bouffée d’optimisme. Allez y avec vos doutes et vos angoisses, vous ressortirez alléger de ces fardeaux.

 

« J’aurais tellement aimé » du 5 au 28 juillet à 19h10 au théâtre des Barriques. Relâche 9, 16, 23 juillet

 

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